30 janvier 2008

La patiente envers ton époux

Le dialogue qui suit est raconté par une soeur...


Elle se mit à me faire part des souffrances qu’elle a subies pendant
de longues années à cause de son époux. Et comment elle garda
patience sur tout ce qu’elle trouvait chez son mari, dont elle
disait qu’il vérifiait et passait au crible tout [ce qu’il pouvait],
interrogeant sur chaque chose petite ou grande. Il ne s’excusait
jamais, ni ne demandait pardon, et il n’était pas doux.

Elle me dit qu’il lui arrivait plusieurs fois d’avoir envie de tout
quitter, la maison, les enfants et le mari … Mais à qui ? Elle ne
savait pas !
Je lui ai demandé de parler de son mari d’une autre manière qu’elle
venait de le faire, en parlant de ses vérifications, investigations
et son manque d’indulgence. Elle me dit : « Il est sévère, ses
paroles sont blessantes, je n’entends jamais le moindre compliment
de sa part sur moi, ma cuisine ou sur l’éducation de nos enfants. Je
n’entends jamais des paroles d’amour, de bienveillance, et de
tendresse… Je suis fatiguée … très fatiguée … de tout cela. Ce n’est
pas la fatigue du corps, ça je le supporte et je patiente, mais
j’entends par là la fatigue de l’âme, la fatigue des nerfs et la
fatigue des sentiments. »

Je lui ai demandé si elle avait essayé de parler à un membre de sa
famille ou de celle de son époux pour qu’il le fasse revenir sur
cela et qu’ils le conseillent. Elle me répondit que ses parents (à
elle) ont engagé le sujet avec lui mais il a tout nié en disant
qu’il n’était pas insouciant comme sa famille et qu’il nous
fournissait tout ce dont nous avions besoin. Vois-tu, dit-elle,
comme il regarde les côtés alimentaire alors que je souhaite [parler
des] côtés psychologiques, sentimentaux …


Je lui demandai « Acceptes-tu mon conseil ? »

Elle répondit « Bien sur, c’est pour cela que je t’ai parlé de ce
sujet. »

« Sache que mon conseil ne sera pas très bien accepté par ton nafs,
mais c’est ce qui est le plus profitable et le plus bénéfique [pour
toi]. »

« Je t’en prie (tafaddhali) »
« Si Allah te montrait ce qu’il t’a préparé comme récompense pour ta
patience et ton espoir d’être récompensée, tu dirais ‘tout ceci est
pour moi ?!’. Si tu voyais ta place au Paradis en récompense de ce
que tu as supporté comme violences de la part de ton époux, sa
dureté, sa rudesse et sa sévérité, et qu’on te demandait : ‘Que
penses-tu si nous changions ton mari comme tu le souhaites … mais en
diminuant ta récompense ? Et nous te descendrions à un niveau plus
bas au paradis …’ Tu dirais peut être : ‘Non, je patienterai avec
mon mari, gardez mon degré au Paradis.’

C’est alors que je l’entendis pleurer car ce qu’elle avait écouté
l’avait émue, je lui dis alors : « Qu’est-ce que tu préfères ?
Qu’Allah réforme ton époux et que ton degré au Paradis soit diminué,
ou que tu continues à patienter pour garder ton niveau au Paradis ?
»

Elle garda le silence et ne répondit pas, tout en continuant de
pleurer…
Je lui dis : « Il n’y a pas de doute que tu préfères que ton époux
soit comme tu le souhaites, et que ton degré au Paradis ne diminue
pas, ou alors que tu réussiras dans les deux cas… » Puis je
continuai : « C’est ce qu’espère toute épouse, bien sûr. Mais Allah
a juré qu’il nous éprouverait dans la vie d’ici-bas, et en même
temps Il nous annonce Lui-même la bonne nouvelle si nous patientons
:


[155] Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur,
de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et
fais la bonne annonce aux endurants,
[156] qui disent, quand un malheur les atteint: "Certes nous sommes
à Allah, et c'est à Lui que nous retournerons.
[157] Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que
la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés.
{Al-Baqarah}


Je lui ai reposé la question : « Qu’as-tu choisi ma sœur ? »

« J’ai choisi de patienter. Mais j’aimerais que tu m’orientes vers
ce qui pourrait m’aider dans ce problème. »

« Qu’Allah te bénisse pour avoir préféré la patience avec ton époux.
Voici ce qui pourrait t’aider :

A chaque fois que tu entends de ton époux des paroles qui te
blessent et t’attristent, quand tu fais face à un rejet et que le
monde se ressert sur toi à cause de la dureté et la rudesse de ton
époux … Va vers ton Seigneur …

N’aimes-tu pas Allah ta’ala ?

« Si je L’aime. »

« Alors ais recours à Lui subhanahu, et sollicite Son secours jalla
sha-nahu, avec ces paroles :

« Ô Allah, je T’aime, et j’aime accomplir des œuvres qui te
satisfont, et je sais que ma patience avec mon époux te satisfait de
moi. O Allah inspire moi la bonne patience avec lui, accorde-moi une
persévérance plus grande à le tolérer, et aide-moi à faire face à
son mauvais traitement d’une bonne manière. O Allah ne me prive pas
de récompense pour cette patience, fais en sorte qu’elle soit
abondante et fais-moi construire une maison au Paradis ! »

-ps- Qu Allah récompense la soeur qui m envoyé ce texte ;-))
ameen

Ya okhti,ecoute et médite,la récompense te revient et ne dit pas "mais lui aussi il doit...),tu veux gagner alor suit ces conseils inchAllah.

Patiente ... et tu seras récompensée par la Volonté d'Allah !

Posté par OuumJihad à 10:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur La patiente envers ton époux

  • machALLAH

    bARAKALLAH oufik, ma soeur pour cette histoire. Je me suis reconnue à travers elle. je n'ai pu m'empecher de verser quelques larmes, car je cherchais aussi la solution (ce matin encore un accrochage, pour des broutilles...) et voilà qu'ALLAH SOBHANO WA TAHALLAH, me guide vers ton site en ce vendredi saint. Encore une fois barakALLAH oufik pour la solution qui reste la meilleure. sallam allikom

    Posté par oummarwan, 10 avril 2009 à 11:14 | | Répondre
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